Rassembler, penser, agir.

Vous vous posez des questions sur le Collectif pour Romans, sur nos intentions, sur l’état d’avancement de nos travaux, sur la manière de nous rencontrer, nous rejoindre, contribuer ?

Un groupe de Romanais et Romanaises de tous horizons, depuis l’été 2017, se réunit et s’élargit autour du constat d’une ville dégradée, gérée avec brutalité, réduite à l’image qu’on vend d’elle à l’extérieur, sans se soucier de ses habitant·es. Sur ce partage s’enracinent des envies de coopération pour une ville qui sache relever les défis des urgences écologique et sociale, et la conviction que chaque citoyen et citoyenne peut prendre sa place pour agir collectivement à transformer sa commune.

En bref

La gestion municipale actuelle démonte le tissu associatif, casse l’Éducation populaire, liquide la coopération internationale et reste immobile et insensible aux questions et défis liés a l’écologie. Elle oublie la solidarité en laissant sur le chemin les plus démuni·es, délaisse les quartiers périphériques. Dans le fond comme dans la forme, elle agit de manière verticale et est sourde aux propositions de dialogue. Et ce, dans un contexte où l’intercommunalité agit de plus en plus pour notre quotidien, mais sans la transparence démocratique nécessaire. Ainsi, les Romanais·es sont fragilisé·es, ainsi que notre territoire. Nous sommes nombreux·ses à vouloir affirmer : Romans n’est pas à vendre !

Nous souhaitons construire collectivement une alternative de gauche à la politique municipale actuelle. Nous souhaitons écrire un programme de manière participative et ouverte et présenter sur cette base une liste de citoyen·nes aux prochaines élections municipales. Et remporter ces élections, pour agir et transformer ce qui est nécessaire à Romans pour répondre à nos aspirations.

La démocratie participative et le pouvoir d’agir des citoyen·nes, la transition écologique et la justice sociale ancrent nos réflexions tant sur le fond que sur la forme. Tout le monde peut prendre sa place dans le devenir de notre commune, ce n’est pas réservé aux expert·es ! La preuve, aujourd’hui, dans des dizaines de communes en France, d’autres citoyen·nes partagent ces convictions et se lancent dans l’aventure des municipales (à Chambéry, Annecy, Crest, mais aussi Toulouse, Poitiers et bien d’autres !).

Une organisation par cercles de compétences, des décisions au consentement, la parité, des méthodes dîtes ” d’intelligence collective “, ça, c’est pour le fonctionnement quotidien du Collectif. Ateliers ouverts et participatifs, des événements pour s’informer et se former, une volonté d’aller vers toutes et tous, dans les différents quartiers de Romans rythment notre agenda. Ainsi les portes à pousser pour nous rejoindre sont multiples, et nous avons besoin de vous !

Depuis plusieurs mois que nous nous ouvrons, des questions reviennent régulièrement. Voilà les réponses, pour mieux nous connaître !

Oui, mais se contenter de voter tous les 6 ans, ce n’est plus suffisant. Nous voulons que les citoyen·nes puissent intervenir dans les processus de décisions municipales. Tout en respectant le cadre légal imposé par la 5ème République, nous nous inscrivons dans l’idée que la vie publique locale doit être ouverte au plus grand nombre.

Beaucoup de choses. Et d’abord dans la manière de faire de la politique. Nous voulons partout organiser des lieux de discussion, de débat et de décisions. Nous voulons qu’à tout moment, les citoyen·nes puissent intervenir dans la vie publique, qu’ils·elles soient concerné·es et qu’ils·elles donnent leur avis. Et ce qui va changer concrètement, c’est ensemble que nous le déciderons.

C’est une ville où des groupes animent dans leur commune un processus impliquant la communauté et visant à assurer la résilience de la ville face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique. A Romans, ce pourrait être une municipalité qui rend facile l’émergence et l’action de ces groupes et initiatives. Une ville qui agit pour se réapproprier les communs : eau, air, éducation… où la compétition fait place à la coopération. Déjà à Grande-Synthe, Loos-en-Goëlle, Châtel en Triève ou Grenoble, des municipalités mettent en œuvre ces principes.

Si l’initiative de notre mouvement est indépendante des partis, une part des individus qui la composent a une histoire avec ces organisations qui structurent notre vie politique. Notre volonté, et notre défi, est de rassembler les particularités individuelles et collectives, du moment qu’elles se retrouvent dans notre Manifeste. Car chacun·e doit pouvoir contribuer à sa hauteur à cette dynamique locale et alternative. C’est le sens de la lettre ouverte à différentes organisations, dont les partis de gauche et écologistes, envoyée au printemps, et des échanges qui s’en suivront.

Nous sommes rassemblé·es autour d’une idée forte : celle de la nécessité de redonner du sens au mot ” politique ” et de rendre l’exercice démocratique accessible à toutes et tous, par le vote, l’élaboration d’un programme et/ou l’implication sur une liste. Cela demande de se défaire de nos attentes vis-à-vis d’une personne providentielle. Nous aurons une tête de liste mais elle émergera dans le cadre d’un processus différent des habitudes, mettant en premier le projet, puis le collectif de candidat·es, et enfin la tête de liste.

Oui ! Car cet échelon gère de nombreux aspects du quotidien des Romanais·es, avec une très faible exigence démocratique et un déséquilibre criant entre les territoires qui le composent. Elu·es au Conseil communautaire en même temps qu’au Conseil municipal, une part d’entre nous pourra contribuer à porter notre projet à cet échelon, espérant avec force pouvoir le faire avec toutes les dynamiques citoyennes et participatives de ce vaste territoire, avec lesquelles nous cherchons d’ailleurs à nous mettre en lien.

Si vous souhaiter davantage de précisions, n’hésitez pas à nous contacter !