Écrire, la belle affaire comme dirait mon amie. Écrire pour exister, pour résister, pour ne pas procrastiner, pour ne pas sombrer dans le désordre de la pensée, pour se discipliner un peu tout de même…..et, pour garder sa dignité.

Bien, mais écrire, j’ai essayé au début, tous les jours, je racontais mon début de confinement, je ne trouvais pas cela dramatique car pour tout vous avouer, lorsque depuis des années, vous vivez seule, vous êtes organisée seule, face à vous même, cela ne change pas trop.

Oui, mais voilà, bien sûr que ce n’est pas pareil, eh oui, eh bien tiens, je ne peux plus boire mon café en allant chercher mon journal, et puis, les amis ont soudainement disparus, il paraît qu’on ne peut plus se rencontrer, ben alors, ça, on s’y attendait pas.

Ma voisine qui a un chien qui jappe tout le temps, elle me salue à peine et de loin, on ne prend plus l’ascenseur ensemble.

Ça fait drôle mais ça ne l’est pas, mais pas du tout.

Du haut de mon balcon, je ne vois plus les ballets incessants des voitures, je peux même aller chez ALDI sans crainte d’attendre aux passages cloutées.

Les berges de l’Isère sont calmes, presque pas de voiture, chic avec mes bâtons de marche, je vais les emprunter, ah ! Zut , il y a une pancarte là bas, elles sont interdites, qu’importe je me risque, je mets mon masque, je prends mes palmes et mon tuba, je passerais pour la nageuse qui veut remonter la rivière jusqu’au barrage de Pizançon, là où mon papa travaillait.

Ça marche pas, la marée chaussée m’interpelle, vous avez votre autorisation, comme les tickets de rationnement pendant la guerre. OUI, Madame, Monsieur, je l’ai avec moi, et puis je dois marcher car je dois rééduquer mes genoux, eux ils n’aiment pas être confinés…. alors là, pas longtemps n’est ce pas ma petite dame, ( je ne suis pas sa petite dame) woui, Madame, Monsieur, je rentre en confination tout de suite…

Eh bien, ça refroidit un peu ! Je remonterais le cours de l’Isère un autre jour, on verra.

On a beau s’inventer une nouvelle vie, tromper son ennui, il est bien là ce maudit virus qui envahit la planète, nous envahit tous et c’est tout de même un empêcheur de tourner en rond, car tout s’arrête, le monde ne tourne plus, qu’ils disent, les hôpitaux sont débordés, depuis le temps qu’on le dit, les soignants sont au taquet devant cette pandémie, c’est comme ça que ça s’appelle, je m’interroge tout de même, est que cela va s’arrêter bientôt car le confinement, les masques et la peur, l’angoisse permanente avec tout ce qu’on raconte de plus pire, c’est vraiment pas drôle et moi, je voudrais bien retrouver ma vie d’avant même seule, allez, je prendrais un ou deux chats s’il le faut mais arrêtons vite ce « confinement » !

AH oui, à la date d’aujourd’hui, on parle, ils parlent de déconfinement !

Alors, à quand les retrouvailles, les festailles, eh ben non, il paraît que ce ne sera pas aussi simple que cela, on pourra se faire la bise mais avec nos masques, je mettrai mon tuba pour ne pas être en apnée…

On rigole, on rigole mais quand même, c’est bien compliqué, heureusement on a développé des tas de systèmes de solidarité, alors là, il n’est pas question que ça s’arrête sinon, on redescendra dans la rue, on a l’habitude nous, et il faudra bien qu’on nous entende là haut.

Allez, on va y arriver, on va lui tordre le nez à ce maudit virus… il va faire chaud et beau et puis on est OPTIMISTE.

Nizou


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