Coup de pédale#1
#transitionécologique

La fin du tout voiture

La voiture individuelle est le symbole d’une époque aujourd’hui révolue. Ce n’est pas tant l’objet en tant que tel qui pose problème mais la généralisation de son usage, au point que nous en soyons devenu·e·s complètement dépendant·es.

À GRANDS coups de campagnes publicitaires vendant de la pseudo-liberté, à grands coups d’investissements publics, à grands coups de beaux discours sur le progrès, nous avons laissé le productivisme et l’automobile s’imposer comme des incontournables dans nos vies, avec toutes les conséquences sur nos espaces et l’environnement que l’on connaît maintenant.

Le développement du tout-voiture a entraîné avec lui, outre la pollution directe des émissions, l’artificialisation des sols et la disparition sous le goudron de nombreuses terres agricoles (lorsqu’on se déplace à pied et à vélo, l’invasion de l’automobile saute aux yeux). Mais ce n’est pas tout, son développement sans limite est responsable de déséquilibres géopolitiques dangereux, dus à notre dépendance vis-à-vis des pays producteurs de pétrole. Et enfin, conséquence largement sous-estimée mais beaucoup plus perverse, la généralisation de la voiture individuelle a profondément changé notre manière de vivre et ce en l’espace de quelques décennies. Le budget que nous lui consacrons (au dépend par exemple de la qualité de l’habitat ou de l’alimentation) est de plus en plus important. Avez-vous conscience que chaque kilomètre en voiture vous coûte la moitié d’un euro ? Quant aux enfants, la voiture est pour eux une prison dorée, qui les empêche d’apprendre progressivement à vivre et à se déplacer sans leurs parents.

Bien heureusement de nombreuses initiatives pour sortir de cette impasse sont en marche :

autopartage, apprentissage du vélo à l’école, évolution de code de l’urbanisme imposant la création d’aménagements piétons et cyclables, développement des trains régionaux….

Il n’y a donc pas de fatalité et l’objectif de cette rubrique est de partager ici avec vous toutes réflexions pouvant accompagner le nécessaire changement.

Alors, nos bonnes villes de Romans et Bourg de Péage, seront-elles tournées vers le passé, incapables d’innover ou seront-t-elles tournées vers l’avenir, créatrices d’emploi et respectueuses des générations futures ? Cela dépendra des citoyen·nes, de leur capacité à changer d’habitude, de leur désir d’un monde plus juste et de leur volonté de peser sur les choix politiques.


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