Coup d’œil #14
#justicesociale, #transition écologique

Et au milieu pousse un jardin

Depuis six ans, les jardins partagés de la Monnaie affichent complet. Rencontre avec ce lieu  de rencontre et d’écologie populaire.

Présents dans la culture populaire depuis l’exode rural, les jardins collectifs séduisent une partie des Romanais·es. Les maisons de quartier les portent, principalement : un se situe au haut du Parc Edith Piaf, un autre derrière les abattoirs dans le quartier des Ors. Et la Monnaie aussi a son jardin collectif ! Pourtant, nulle trace de ces initiatives dans les informations de la Ville. 

“J’habitais en face quand ça a démarré, j’étais le premier bénévole, j’avais une expérience comme encadrant à la ferme de Cocagne [à Peyrins]. Les sept premiers mois on a tout installé : les bacs, les séparations, on a fait amener de la terre.” Hocine Hamri, jardinier

Depuis six ans, les trente parcelles proposées par la Maison Citoyenne Noël Guichard (MCNG) sont toutes entretenues par autant de jardiniers, dont trois femmes. Les espaces collectifs disposent de cabanons avec du matériel collectif ainsi que de magnifiques framboisiers. Les jardinier·ères sont invité·es à s’y investir sous la coordination de Noël Denis. Pour participer il faut adhérer à la MCNG et cotiser (50€/an).

“Les gens disaient  que ça serait cassé mais il y a eu très peu de dégradation ou de vol.” Noël Denis, animateur de la MCNG

Une bouffée de verdure dans le quartier

Dans ces jardins, les habitant·es apprennent à se connaître. La proximité des différentes parcelles permet aux jardinier·ères d’échanger des conseils et transmettre leurs savoirs et savoir-faire, voire de s’entraider “Ça c’est le jardin du voisin, il est malade, c’est moi qui m’en occupe” rapporte Hocine. 

Ces cultivateur·rices amateur·rices fournissent des fruits et légumes de bonne qualité à leur entourage, tout en diminuant les dépenses d’alimentation : “dans les parcelles poussent fraises, blettes, patates nouvelles, haricots verts, aubergines, tomates…”.

“ Tout a deux mois d’avance cette année, il y a déjà des poivrons assez gros. J’ai plein de salades et de blettes, j’en donne un peu à tout le monde.” H. H.

Enfin, ces jardins constituent des outils pour sensibiliser à la protection de l’environnement et informer sur les alternatives aux produits phytosanitaires : paillage, compostage, rotation des cultures… 

Ecologie, vivre ensemble, santé, économies et pouvoir d’agir, les jardins partagés devraient pouvoir trouver un soutien municipal fort et se déployer dans les interstices d’un quartier en transformation, au profit de ses habitant·es. 


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