Coup d’œil en arrière #04
#transitiondémocratique, #transitionécologique

2017 - Au suivant : l'environnement !

Elle dure en fait depuis 2014 cette lutte qui concerne tout à la fois le lien social et l’écologie. Celle qui défend un lieu emblématique de Romans, aujourd’hui délaissé et abandonné à la décrépitude : la Maison de la Nature et de l’Environnement (MNE).

C’est un point de cristallisation. La lutte qui a permis à toutes celles et ceux qui luttaient déjà de se retrouver. Un naturaliste de métier, Romanais d’adoption, nous en parle. Il découvre à son arrivée un lieu foisonnant d’activités, de clubs, un réseau d’animateurs et d’animatrices nature : “c’était le début de mes activités pédagogiques, il y avait beaucoup d’émulation autour du lieu. Quand MHT est arrivée, une des premières actions de la nouvelle municipalité a été de faire voler en éclats la MNE, en relogeant à la diable les différentes associations… Cette manière de faire a créé en réaction une véritable résistance autour de la MNE.” Il se souvient d’une journée en particulier :

“C’était une journée de printemps qui sentait bon la ZAD, avec des guirlandes, des banderoles, le renouveau de la nature, et le sentiment que les forces vives s’éveillaient simultanément autour de nous et dans les consciences. Une journée où ce n’était pas une poignée de militants seuls dans une lutte, mais des centaines de Romanais qui répondaient présents.”

Après cette occupation temporaire : mairie soude les grilles, interdit l’accès au parc sur le bord des berges et la maison reste fermée et sans repreneur, rongée par un champignon, la mérule. Pourtant durant deux ans, des habitant·es construisent un projet sérieux, financé et relevant les défis climatiques et économiques de Romans : l’Auberge de l’Isère.

“Aujourd’hui, l’ex-MNE, c’est perdant-perdant. La mairie a soutenu le projet de la Belle Maison qui n’a jamais commencé et n’a jamais étudié sérieusement le projet présenté en 2017 par le collectif d’habitants.”

Quand on lui demande ce qu’il souhaite à Romans pour l’avenir, sa réponse est sans appel :

“Que madame Thoraval se fasse battre à plates coutures, qu’elle disparaisse de la scène politique locale, et que ses successeurs remettent sur les rails le projet de la MNE, celui d’un lieu ressource pour faire face au changement climatique. Nous avons besoin de lieux refuges, de lieux où (ré)apprendre l’indépendance et l’autonomie, stimuler une émulation créative. Loin du faste et des ors souhaités par la Mairie de Romans. Un lieu utile pour les Romanais et au-delà. Un lieu pour notre futur.”

Article extrait du journal les 400 Coups n°10 | Hiver 2024


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