Coup d’œil en arrière #07
#transitiondémocratique

2020 : Rassembler, penser, agir, quoi qu'il arrive !

Une campagne municipale qui s’échoue sur la crise Covid et le confinement. La plus aveugle des violences avec l’attaque au couteau. Un nouveau mandat de la droite extrême. Et des luttes qui se réinventent.

Les dernières semaines avant les élections sont riches et joyeuses, à l’image de la campagne portée par le Collectif pour Romans. Il s’installe temporairement place Maurice Faure et remporte 16,94 % des suffrages exprimés au 1er tour des élections du 15 mars. Deux jours plus tard, c’est le confinement qui allait durer, on ne le sait pas encore, plus d’un mois et demi. Période qui entamera durement nos dynamiques locales et aboutira à un non maintien de la liste du Collectif au second tour et à une nouvelle victoire de la droite extrême à Romans.

En mai, le Musée de la Résistance et de la Déportation ne rouvre pas, sans aucune concertation. Elie Belle et d’autres se mobilisent :

“Nous avons fait une pétition qui a rassemblé 34 000 signatures. Ce qui est insupportable c’est que nous n’avons jamais obtenu de rencontre avec la Mairie pour en discuter et chercher comment relancer le musée.”

Pour Elie,

“Cette lutte est emblématique de l’attitude de cette Mairie envers les citoyens et les associations, de l’idéologie qui consiste à effacer les acquis des luttes sociales, politiques et syndicales de gauche. C’est injuste et insupportable.”

Or Elie considère que

“Nous avons besoin d’une politique à l’écoute des citoyens, à l’écoute de leurs problèmes sociaux qui sont nombreux dans cette ville.”

Dans ce contexte, le Collectif pour Romans choisit de poursuivre son action d’éducation populaire et politique. Une première victoire : la retransmission du Conseil municipal. Au prix de la confiscation du matériel vidéo d’un de ses militants (qui le retrouvera rapidement). Un premier pas pour permettre aux Romanais·es d’exercer pleinement leur citoyenneté. Et en écho, le vœu d’Elie :

“Obtenir une politique proche des citoyens, à l’écoute, où les décisions ne sont plus prises d’en haut. Ce qui me donne encore de l’énergie, c’est un besoin puissant de justice. Il faut essayer de changer grâce aux associations, aux syndicats. La politique politicienne me semble moins intéressante. Ça ne fonctionne pas que tout vienne d’en haut. Il faut réussir à faire participer les citoyens comme le fait le Collectif. C’est ce qui garantit la démocratie.”

Article extrait du journal les 400 Coups n°10 | Hiver 2024


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